mardi 21 avril 2015

LE PORT DE SAINT TROPEZ A TRAVERS LES AGES




La lecture des extraits des délibérations des conseils municipaux et archives de Saint-Tropez démontre l’importante contribution financière de générations de tropéziens pour la construction et les aménagements du port. A son origine, l'abri naturel de Saint-Tropez, bien abrité du vent d’Est avait été utilisé par les Grecs, puis par les Romains.
Dans son livre « SAINT-TROPEZ à travers les siècles », le commandant JOSEPH ROSATI, attaché naval au Japon en 1940, puis conseiller municipal de Saint-Tropez dans les années 1950-1960, rappelle les événements qui ont illustré son histoire.
En 1470, Raphaël de Garezzio, gentilhomme Génois, et Jean de Cossa, baron de Grimaud et grand sénéchal de Provence signent l’acte de renaissance de Saint-Tropez. Les Génois entament la reconstruction du village détruit par les barbaresques. Cent ans plus tard, en 1570, le conseil décide de construire un Môle protecteur de soixante dix toises de long qui portera le nom de "Môle du Levant", par opposition au "Môle du Ponant" qu'on érigera plus tard sur les rochers de Corbières et de Casette, maintenant appelé quai de l’épi.
 La direction de ces travaux avait été donnée à Jean-François COSTE. Les dépenses afférentes avaient été couvertes avec les taxes prélevées sur les pêcheurs, les corailleurs et les commerçants nombreux à cette époque.
En 1572, le Roi Charles IX fera un don de 100 livres sur la foraine, pendant neuf ans, pour permettre l'achèvement du Môle du Levant qui absorbe chaque année des fonds de plus en plus considérables. Chaque tour de défense du port aura coûté entre cinq cent et mille livres.
Sur la pointe de Corbières, entre la Chapelle de l’Annonciade et la Tour de Saint-Tropez, appelée aussi Saint-Elme, deux constructions apparaissent dans la seconde moitié du XVIIe siècle, la Salle du Jeu de Paume et le petit oratoire de Saint-Elme, gardien de l'entrée coté ouest du port. Mais les travaux les plus importants entrepris au Grand Siècle se rapportent à des installations portuaires nécessaires à son développement.

En 1617, le Seigneur René de Grasse fait l'abandon du terrain de sa basse-cour, qui allait jusqu'au rivage, pour la construction d'un quai sur le rivage de la plage d’origine.
Vers 1623, à l’Ouest, on commence à araser les têtes de rochers de Corbières, et de la Casette et on aplanit l'extrémité du cap pour en faire le Môle du Ponant. En 1644, le Môle du Levant est de nouveau prolongé. Tous ces travaux qui coûtent fort chers sont couverts par "capage" et par des taxes extraordinaires prélevées sur les bénéfices de l'armement maritime. Enfin en 1688, on entreprend le dragage du port, que l'on veut creuser jusqu'à une profondeur minimum de dix pans (trois mètres). Saint-Tropez a l'ambition de devenir un grand port. En 1649, devant son importance, il est érigé en siège d'amirauté.
C'était justice, car malgré les pirateries continuelles des Turcs et des Barbaresques d'Afrique, les Tropéziens n'avaient cessé de faire flotter notre pavillon sur les mers pour assurer les liaisons maritimes.
En 1691, la petite population du village pouvait lever deux cents marins, y compris douze mousses, pour servir les vaisseaux de la Marine Royale du Levant.
Les grands travaux portuaires entrepris sous Colbert, sont poursuivis, sans relâche, au cours du XVllIème siècle.
En 1713, le Môle du Levant est prolongé à nouveau jusqu'au point appelé la "Dormillone" pour mieux le protéger du Mistral. Le port prend la forme d'un vaste fer à cheval enserré d'un côté par la jetée prenant assise à la tour du Portalet et de l'autre par celle de la pointe de la chapelle de l’Annonciade. Etalés sur une quarantaine d'années, ces travaux sont exécutés par Gaspard Ferrand, maître pierrier d'Antibes, et Curet et Aguillon, entrepreneurs à l'Arsenal de Toulon.
En juin 1742, cinq galères espagnoles qui s'étaient réfugiées dans le port, pourchassées par des vaisseaux anglais, sont incendiées par ces derniers, et leurs carcasses coulées au fond. Il faudra six ans d'effort pour renflouer les carènes à demi calcinées et redonner à la darse la profondeur voulue pour recevoir les cent navires de la flotte tropézienne. En 1766, les travaux portuaires pèsent tellement sur le budget de la commune que le maire sollicite des autorités royales une aide financière. Dans un rapport adressé à l'intendant général de Provence, le maire met l’accent sur le fait que la province s'est toujours refusée à contribuer aux 150 000 livres dépensées depuis quarante ans pour le port, sous prétexte que Saint-Tropez était terre adjacente. Il demande qu'en compensation des sacrifices consentis par la ville, Saint-Tropez soit dédommagé des frais antérieurs, enfin qu’il soit exempté de la capitalisation pendant dix ans, et autorisé à faire un emprunt pour continuer les dragages. A la suite de cette requête, une somme de 36000 livres fut accordée par le roi Louis XV pour la liquidation des fournitures affectées au creusement de la darse et aux réparations des quais.


PLAN DE SAINT-TROPEZ CIRCA 1700


A la veille de la Révolution de 1789, Saint-Tropez est classé comme port fortifié de Provence : le seul entre Toulon à Antibes où les bâtiments du Roi et de ses sujets puissent se mettre à couvert de l'ennemi et du mauvais temps. Quatre cent marins tropéziens courent les mers sur les navires marchands, tandis qu'une centaine est embarquée sur les unités de la flotte du Levant.

Le village, d'une population de 4.000 habitants, a alors pour seigneur Pierre Marie de Suffren, neveu du bailli. Elle a cessé d'être Terre de Convention depuis 1645, pour devenir Terre adjacente.

Après le premier empire, en 1835, de nouveaux travaux d'allongement du Môle du Levant en eaux profondes sont entrepris. Les enrochements proviennent de la carrière des Moulins et sont transportés par des petits wagonnets à bascule être déversés depuis la BATTERIE jusqu'à une extrémité définie par l’implantation d’un phare rouge. Une importante activité de chantiers de construction navale se développe au XIXe siècle sur l’esplanade ouest du port. On y construisait nombre de voiliers de combat et de commerce dont les fameuses tartanes qui assuraient les activités de cabotage.  L’implantation d’une école d’hydrographie marque les besoins d’instruction en matière de navigation maritime. L’été, les nombreux bateaux de pêche, pointus à voiles latines animent le port de la « Pouncho ».

Le premier phare rouge de Saint-Tropez est allumé en 1865. Il sera détruit pendant la guerre, le15 aout 1944, dynamité le jour du débarquement de Provence. Tous les quais du port ont aussi été détruits par l’occupant à l’aide d’explosifs pour les rendre inutilisables aux Alliés A la suite des destructions la dernière guerre, la reconstruction des quais et des immeubles voisins est laborieusement et heureusement entreprise pour se terminer en 1950. Louis FABRE, maire pendant trois mandats et qui fut capitaine au long cours dans la marine de commerce fait voter en 1963 l’agrandissement du port. Ainsi que le financement des études nécessaires par les services des Ponts et Chaussées qui auront aussi la direction des travaux (délibération du conseil municipal n°63/33). Le 6 octobre 1965 le conseil municipal décide l'approbation de ce grand projet de travaux d'agrandissement du port. Son financement est estimé alors à la somme de 8.000.000 francs. Prêts et emprunts sont nécessaires et il faudra 30 ans pour les rembourser. Le nouveau bassin aura une superficie de 4,75 hectares.
Les nouveaux quais auront une longueur de 1539 mètres, non compris les musoirs des môles. Le mole Réveille sera allongé de 212 mètres et la nouvelle digue Ouest du futur phare vert  développera une longueur de 342 mètres sur 10 mètres de large. La construction des quais  fut réalisée avec des blocs béton de  ciment préfabriqués, sur place. Le mur abri de la grande jetée est arasé à 4 mètres 15 de hauteur et celui  du nouveau bassin  est à 3 mètres 25. Des appontements furent disposés perpendiculairement aux quais du nouveau bassin pour multiplier les postes d’amarrages sur une longueur de 482 mètres. Tous ces travaux dureront quatre ans et nécessiteront des avenants financiers importants dus à l'affaissement de certains ouvrages en mer, et d’un enrochement complémentaire pour une meilleure protection au Mistral de l’entrée du port.

Il fallut par la suite adapter les quais du vieux bassin et relever les pierres froides des quais pour y disposer les réseaux d'eau et d'électricité modernes.                    En 1970, le petit abri du Pilon est aménagé pour accueillir les bateaux de petit tirant d’eau des plaisanciers tropéziens.

En 1971, le port de Saint-Tropez était enfin mieux adapté pour l'époque à recevoir la plaisance maritime qui se développait rapidement. Mais devant le dépassement important des dépenses, tous les objectifs ne furent pas atteints. L’apport de nouveaux enrochements pour conforter la vieille jetée exposée aux tempêtes de vent d’est ne fut plus possible. Il était aussi prévu des bâtiments nécessaires à l’exploitation de l’ensemble portuaire ainsi qu’une capitainerie. Les budgets de dépenses furent dépassés et ces ouvrages ne furent réalisés que beaucoup plus tard. Le second bassin portuaire ne fut jamais inauguré, la ville ayant été mise sous tutelle par la préfecture. C’est ainsi que la capitainerie sera enfin inaugurée en 1993 et le phare rouge reconstruit à l’identique de son prédécesseur, le 31 décembre 2000 à minuit sous un grand feu d’artifice. Ce phare a une hauteur totale de seize mètres.

Entre temps, en 1989, une grande estacade avait été réalisée dans le secteur de la société nautique pour recevoir les vedettes assurant les nombreuses liaisons maritimes avec les ports voisins.

La promotion de la grande plaisance marque le changement de siècle. La ville de Saint-Tropez décide en 1996 la réhabilitation complète des réseaux obsolètes du port pour répondre à la demande de la clientèle.

La municipalité lance un grand chantier (60 MF) pour réhabiliter les installations portuaires. Après la restructuration des quais du vieux port, d'autres travaux sont programmés : installations de caissons étanches sous les quais et bornes avec électricité, eau potable, câble, satellite TV et centrale d'alarme. Cette gestion technique centralisée permettra une prise en compte directe, efficace et adaptée à chaque demande, tout en permettant de collecter, sous vide et traiter les eaux usées des bateaux, une "première" française contre la pollution marine.

Des locaux semi-enterrés sont réalisés dans la digue du môle Réveille pour améliorer les services portuaires et loger enfin la Société Nationale de Sauvetage en Mer.

De grandes terrasses réalisées sur la batterie, sur la prud’homie de pêche modernisée, et sur les nouveaux locaux techniques, permettent ainsi la découverte du panorama du golfe et d'admirer les façades multicolores du vieux port.
Pour terminer cette longue énumération de travaux à travers les âges, il faut être satisfait de l’importante opération en cours : le confortement des enrochements protecteurs du môle Jean Réveille. Prévus en 1963, puis en 1995, ces travaux nécessaires et  spectaculaires sont enfin engagés et menés à terme. 35.000 tonnes de blocs de roches sont transportés sur le site par voie maritime. Le cout de l’opération sera de 2.800.000 Euros.                                             Mais il reste toujours à construire une gare maritime digne de la renommée de Saint-Tropez.

Depuis la mise à disposition des ouvrages portuaires de l’Etat à la ville, en 1986, les recettes du port alimentent le budget du port et le bénéfice permet la réalisation des travaux sans qu’il n’en coute aux contribuables Tropéziens.                     Actuellement, grâce à la réhabilitation des installations portuaires et à une gestion moderne, le budget du port gère annuellement plus de huit millions d’Euros.

© François Coppola
                                                                                                Mars 2010


lundi 20 avril 2015

LE ROMANCIER, L'AMIRAL, LE PAON ET LE COCHONNET.

Comment un paon et un cochonnet ont volé la vedette au Grand Bailli le jour de l'inauguration de sa statue.



On connait la relation entre et le village de Saint-Tropez et les paons à moitié sauvages qui peuplent les versants  de la citadelle. Moins connue est l’histoire  d’un volatile de cette espèce parvenue jusqu’à nous par l’intermédiaire d’un romancier célèbre.

Est-ce  parce que l’amiral  Suffren avait fait une brève apparition dans son roman « Le collier de la Reine », qu' Alexandre Dumas père s’est vu invité par Martin de Roquebrune maire de Saint-Tropez  à  l’inauguration de la statue de son éphémère personnage ce mercredi 4 avril 1866 ? Ou bien, a-t-il été  présent à la manifestation  de façon fortuite à l'occasion  de son voyage en Italie cette même année?

Quoiqu’il en soit le grand homme venait compléter une belle brochette de personnalités comme : Jurien de la Gravière [vice-amiral, aide de camp de Napoléon III ainsi que le Vice-Amiral comte Bouet-Willaumez, Préfet maritime à Toulon.

On aurait pu penser également  que Dumas se rendait à Saint-Tropez en tant que journaliste : en mission, ou «  free-lance » comme cela pouvait lui arriver, mais les seuls articles de la presse nationale sont signés Georges Bell pour le Monde Illustré et G.B. pour l'Illustration.

En tout cas cet épicurien fit tout de même fructifier l’anecdote en la publiant    vers la fin de sa vie dans  son  Grand Dictionnaire de la Cuisine , « l’oreiller de sa vieillesse » disait-il, et plus prosaïquement une poire pour la soif de son compte en banque. Dans ce recueil outre les définitions de mots touchant à l’art culinaire, l’écrivain mêle aux recettes des anecdotes biographiques.

En complément de sa recette du paon rôti à la crème aigre, Dumas nous raconte donc  comment une fois dans sa vie il a pu consommer cet animal.

GRAVURE REPRÉSENTANT
L’INAUGURATION DE LA STATUE DE SUFFREN
SUR LE PORT DE SAINT-TROPEZ (L'ILLUSTRATION ARTICLE DE G B)

« J'allais aux fêtes données à Saint-Tropez à propos de l'inauguration de la statue du bailli de Suffren. Nous avions été obligés d'abandonner le chemin de fer et de prendre une voiture particulière. A trois ou quatre lieues de Saint-Tropez, la voiture relayait dans un charmant village dont j'ai oublié le nom, et qui était situé au sommet d'une colline de châtaigniers. Pendant ce temps d'arrêt, je passai la tête par la portière, attiré par une partie de cochonnet que quelques jeunes gens jouaient avec la même passion que je l'ai vu faire à Paris, avant que ce noble jeu, qui ne le cède en rien comme antiquité au jeu de l'oie, ne fût exilé des Champs-Elysées. Les jeunes gens levèrent la tête vers la voiture, pour voir quels étaient les étrangers qui s'intéressaient ainsi à leur jeu, et me reconnurent.
A peine mon nom fut-il prononcé, que la voiture fut entourée, qu'il nous fallut descendre, et qu'entraînés vers un café, force nous fut de prendre un grog avec les indigènes du pays.
Au bout de dix minutes, nous étions devenus tellement amis avec nos nouvelles connaissances que celles-ci ne voulaient plus nous laisser partir, et s'obstinaient à nous retenir à dîner.
Nous n'obtînmes un sursis qu'à la condition que nous reviendrions dîner le mercredi suivant, c'est-à-dire trois jours après. Nous étions au dimanche….
 »


                                                                   DILIGENCE DANS UNE RUE DE LA GARDE-FREINET


A l’époque pour se rendre à Saint-Tropez à partir de Toulon, et a fortiori de Paris on descendait du train au Luc en Provence pour franchir le massif des Maures par la route de La Garde-Freinet en diligence ou pour les plus riches en voiture particulière.

L’auteur nous dit qu’il a fait halte au sommet d’une colline de châtaigniers. Il est vraisemblable que ce village dont il a oublié le nom soit LA GARDE-FREINET, cela correspond à la distance de Saint-Tropez 3 ou 4 lieues soit 15 à 20 km[1], il est logique qu’une voiture à chevaux fasse halte au point le plus haut du trajet et ce lieu est  aussi bien connu pour ses châtaigniers.


JOUEURS DE BOULE A LA GARDE-FREINET

Le jeu du  « cochonnet » dont il parle est bien entendu le jeu provençal émanence de la boule lyonnaise qui faisait flores à Paris sur les Champs Elysée au milieu du 19e siècle et disparue comme le signale Dumas dans son récit, ce  témoignage est corroboré par B DURAND qui nous précise  que cette disparition fait suite à l’utilisation inconsidérée du bitume  sur la mythique voie.




Reprenons le récit : « Nous assistâmes aux fêtes de Saint-Tropez, et, à deux heures, malgré l'insistance de nos nouvelles connaissances, nous montâmes en voiture, pour tenir nos promesses envers les anciennes.
Une fois en route, ce fut à nous que vint la crainte que notre invitation ne fût oubliée par nos inviteurs, et, dans ce cas, notre résolution était prise, pour leur faire honte, de nous arrêter à l'auberge et d'y dîner portes et fenêtres ouvertes.
Mais cette crainte ne nous tint pas longtemps. Cent pas en avant du village, nous vîmes une sentinelle qui faisait des signaux télégraphiques ayant une signification d'autant plus claire, qu'ils furent terminés par un coup de fusil.
A peine ce coup de fusil fut-il tiré, que la cloche sonna et que nous vîmes le village en masse venir au-devant de nous. Il n'y avait pas moyen de rester en voiture. Le maire prit le bras de ma fille : le notaire, ce joueur de cochonnet qui m'avait reconnu, et qui, infidèle à une des plus grandes passions qui existât, avait quitté son jeu pour boire un grog avec nous, me donna le bras, et, entourés de toutes les femmes, de tous les enfants réunis à la ronde, nous fîmes notre entrée triomphale dans le village.
Notre étonnement fut grand. Comme dans les beaux jours de Sparte, notre table était dressée sur la place publique. Mais la première chose qui nous réjouit fut de voir qu'au lieu du brouet lacédémonien, la table était chargée de plats du meilleur air, et probablement du meilleur goût, au milieu desquels un paon rôti à qui on avait conservé toutes ses plumes étalait sa queue en éventail et dressait son cou de saphir
 »


                                             REPAS DE FETE A LA GARDE-FREINET AU DEBUT DU XXE SIECLE

« La table était de trente ou quarante couverts, on avait douté du temps, et voilà pourquoi les convives n'étaient pas plus nombreux. Puis, il faut que je l'avoue, peut-être avait-on aussi douté de mon retour. Mais lorsqu'on vit que le temps s'était mis au beau fixe, lorsqu'on fut certain que j'étais arrivé, chacun sortit avec sa table toute servie, et la mit soit devant sa porte, soit à la suite des autres et un quart d'heure après, trois cents convives gesticulaient de leur mieux pour célébrer mon arrivée, qui fut inaugurée par de chaleureux vivats.


A l'époque où la chose arriva, je voulus la raconter, mais pas un journal ne trouva le récit digne de ses colonnes et ne daigna me les ouvrir.  Les journaux ont parfois de ces bienveillances-là, entre eux. »
                                                                                                 DC SEPTEMBRE 2014


[1] Ce qui exclut le village de COLLOBRIERE, dont la châtaigneraie est aussi célèbre, mais son éloignement est incompatible avec la distance donnée.