PER CARRIERO
L’étude de la toponymie d’un lieu est une machine à remonter
le temps. La modification des noms de rues rencontre des obstacles formés par une
coutume tenace, les habitudes, les complications administratives, la sensibilité conservatrice des élus, qui consolident cette stratification
culturelle et politique.
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| Cadastre de Saint-Tropez "Napoléon" 1808. Le nom des rues se généralisent |
A Saint-Tropez ces noms dont l’origine est quelquefois oubliée, ou le plus souvent mal comprise, retracent le parcours sinueux, voire contradictoire de la vie de la cité.
Il est assez fascinant d’observer que cette ville symbole de
la prodigalité a baptisé de nombreuses rues de noms de personnalités de
sensibilité de gauche, voire d’extrême gauche en héritage de la « Provence
rouge » de Clémenceau au Docteur Jules Boutin en passant par Auguste Blanqui,
Louis Blanc et Jean Jaures.
Saint-Tropez terre d’accueil des vedettes de cinéma, lieu de
tournage et d’un musée n’a honoré des artistes qu’en donnant des voies à trois
peintres : Paul Signac, Henri Person et Charles Camoin, mais encore jamais
à un réalisateur ou un acteur qui ont fait rayonner le nom de la cité, pour son
bonheur, et peut être son malheur… Orson Welles, René Clair, Gérard Oury, Jean
Pierre Aumont, Charles Vanel …. Brigitte Bardot qui inaugurera peut-être la
liste.
Avant la moitié du 19e siècle il n’existait certainement
pas de plaques de rues à Saint-Tropez. Les habitants de ce petit village souvent
illettrés n’en n’avaient pas vraiment besoin, chacun savait situer ses parents,
ses amis, les personnages importants et quand il fallait désigner le lieu on
disait en face de… à côté de… On se repérait aussi grâce aux enseignes des boutiques qui marquaient les immeubles. Le service postal n’était pas développé,
souvent le tambour de ville se chargeait de distribuer le rare courrier.
Jusqu’après la 2e guerre certaines lettres étaient encore libellées
« UNTEL A SAINT-TROPEZ » ou « UNTEL SUR LE PORT ».
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| Lettre sans adresse 1873 |
C’est la mémoire collective qui désignait les lieux. Le plus souvent les patronymes de résidents qui avaient marqué les esprits par leur personnalité, de leur longévité ou encore pour la reconnaissance d’une famille entière. Par exemple : MOISSAC futures rue et quai Clémenceau et Péri. La rue OLIVIER et MARQUET sera celle du Marché, La rue RAPHAËL sera L’Ormeau, GUICHARD sera la rue du Four , HERMIEU THOMAS deviendra la Glaye puis Saint Pierre, la rue GUERIN devient la rue De La Ponche, BROQUIER est cité pour la rue des Commerçants. Devant RIBE est devenu la place Des Remparts.
En 1836 le recensement se faisait par quartiers, dits
« sections » il y en avait trois : la première était « DE LA PLACE »
la seconde, « DE LA PONCHE », puis « DE LA BOURGADE ».
A partir de 1837 la municipalité généralise la désignation
des rues sous ce qu’on appelle un odonyme soit un nom représentant le lieu
géographique par le type d’activité économique qu’on y exerçait par un objet
architectural ou urbain remarquable, le siège d’une confrérie, puis une entité
politique ou civile.
Depuis 1846 (archives départementale du var) Les noms des rues sont bien fixés dans les vieux quartiers : les rues "DU PUITS DE LA VILLE"- "DE LA GARONNE" (qui deviendra une place) - "DE LA CITADELLE" - "DU PORTALET" - "DE LA TOUR VIEILLE" - "SOUS LA GLAYE"- "DE L’EGLISE" - "DU PORTAIL NEUF" - "DE LA PONCHE" - "DE L’AIRE DU CHEMIN" et la place "AUX HERBES".
Seuls changeront, comme celui la place "DE L’HORLOGE" devenue Place "DE L’HOTEL
DE VILLE", Rue "SAINT ROCH" devenue rue "GAMBETTA", rue "BLANCHE" devenue Rue "SIBILLE", "GRAND’RUE" devenue rue "SUFFREN" puis rue "CEPOUN SANMARTIN", rue "DES QUATRE COINS" devenue "DES COMMERÇANTS" , rue "DE LA BOURGADE" devenant rue "GENERAL ALLARD".
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| La plaque "Rue de la Bourgade" en 1853 (Oustaou de la Bravade) |
À chaque recensement apparaissent
de nouveaux noms correspondant aux extensions urbaines comme en 1851 : "LES CHANTIERS", rue "DE LA CORDERIE", rue "DESTISSERANDS", rue "DES CHARRONS",
rue "DES LICES".
C’est à partir de la deuxième partie du 19e siècle que les noms consacrés par les habitudes ou les écrits administratifs comme les recensements, s’écrivent sur les façades, comme le montre l’illustration de Pierre LETUAIRE lors de la bravade de 1853.
Dès 1866 sont nommés de nouvelles rues comme la Rue de l’ancien Couvent, la rue de la Gendarmerie, rue du Lavoir, place du Puits, Boulevard DE LA CROIX DE FER et ce qui était désigné par « La Campagne » reçoit des noms que l’on connaît encore aujourd’hui QUARTIERS DU PILON– LA PINEDE ST ANTOINE - LES MARRES - ST CLAUDE - LE COUVENT – SAINT JAUME - STE ANNE - VALFERE - BELLE ISNARDE – LES SALINS – LA MOUTTE - ESTAGNET – CANNEBIERS – ST ROCH – LA BOUILLABAISSE…
| Lettre du préfet au maire pour la dénomination du Boulevard Louis Blanc et de la rue Gambetta (ARCHIVES MUNICIPALES) |
Ces différentes sources de noms caractérisent souvent une
période de la vie du village, suivant la mode de l’époque, ou les évènements historiques ou tout simplement le choix des décideurs, maires et
adjoints, souvent sollicité par des groupes politiques ou associatifs comme le
démontre les courriers et délibérations conservés aux archives municipales.
Mais ce millefeuille de dénominations n’a pas été sans
repentis, des rues nommées officiellement n’ont pas
été consacrées par les habitudes, ou par rejet de la population ou par décision
contraire d’un nouveau maire. A ce propos un maire de Saint-Tropez répondait à
une sollicitation d’une association patriotique qu’il ne souhaitait pas donner
le nom d’une personne même célèbre au motif « que les hommes sont rarement
parfaits… »
Après les dernières modifications et attributions
commémorant les morts de la résistance et de la libération de Saint-Tropez, le changement de noms, sans doute,
freiné par les contraintes administratives tant pour la commune que pour les
résidents sont moins fréquents.
On signale dans les années 60 sous l’égide de la commission
chargée de faire vivre les rues de Saint Tropez à laquelle appartenait Marius
Astezan, Miguel Riffaud, et François Coppola.
L'équipe municipale baptisera dans le même temps d'autres
ruelles en écho à l'histoire locale : la rue "DU PETIT BAL" en hommage au cabaret "Chez Palmyre",
le chemin "DES VENDANGES", la montée "DES MEUNIERS" la traverse "DU MARBRIER" et la
rue "DE L'AIOLI".
Depuis quelques autres transformations sont intervenues, comme la rue Suffren
devenue la rue "DU CEPOUN SANMARTIN", boulevard des Carles devenu boulevard "DES ANTIBOULS" en
souvenir d’une lignée familiale tropézienne, hormis les créations de voies dans
les lotissements, ou les quartiers neufs comme celui de la dalle des Lices
portant les noms de danses traditionnelles : puis en 2025 initié par Monsieur
Louis MAS, une partie de la rue du Portalet à partir de la place Garezzio est
devenue rue "DU CEPOUN MARIUS ASTEZAN".
Les rues identifiées par des caractéristiques géographiques,
urbaines ou architecturales ou encore des éléments vitaux comme l’eau et l’air
sont bien connues des tropéziens font partie des plus anciennes, elles ont
gardé leur nom au-delà des vicissitudes de l’histoire souvent dans le vieux
village.
LA GEOGRAPHIE LOCALE.
C’est naturellement le quartier de la Ponche qui donne son
nom à la rue « DE LA PONCHE » qui y mène, et désigne la pointe de la
côte soulignée par les remparts qui se termine par la tour Vieille.
| Plan de 1634 illustrant "La Pointe" |
A l’opposée de la ville le chemin « DE CAPON » dont
le nom, nous dit « Le Trésor du Félibrige », provient d’un cap proche
de Saint-Tropez. Bien plus tardivement, vers la chapelle Sainte-Anne est baptisée une route
« DE LA COLLINE ».
LES CONSTRUCTIONS CIVILES.
| Un plan de 1777 montrant pour la première fois le percement du rempart rue du Portail Neuf |
| L'avancée E (tour de l'Annonciade) F (corps de garde) G (chapelle St Elme) H (magasin de foin) J (chapelle de l'Annonciade |
La « GRAND RUE » est devenue successivement la rue "SUFFREN" et de nos jours la rue « DU CEPOUN SANMARTIN ».
« L’AVANCEE » désignant à l’époque des chantiers
navals la pointe terminée par la tour Sainte Elme appelée aussi tour de l'Annonciade depuis aménagée en quais ont
pris le nom de « D’HIPPOLYTE BOUCHARD » et « DE L’EPI ».
Un croisement d’artères qualifie la rue très passante des
« QUATRE COINS » qui est devenue la rue « DES
COMMERCANTS ».
Le faubourg de Saint-Tropez désigné sous le nom de bourgade
avait naturellement sa « RUE DE LA BOURGADE » devenue ensuite
« RUE DU GENERAL ALLARD ».
D’autres ont conservé leur sens mais ont subit des modifications involontaires suite à une traduction hasardeuse comme la rue
« DE l’AIRE DU CHEMIN » surplombant la vieille ville est une
déformation de la rue de L'AIRE DU COMMUN désignant un terrain communautaire où
chacun pouvait battre leur blé avant d’emmener les grains aux moulins situés au
16e siècle sur la colline où se trouve aujourd’hui la citadelle et
plus tard un peu plus loin dans le quartier qui a conservé le nom avec la montée
et la rue « DES MOULINS ».
La rue « DE LA RAMPE » signale un dispositif
urbain semble-t-il mais encore mal identifié, longeant la plage de la Ponche il
peut s’agir d’une cale ou d’un franchissement d’un des dénivelés nombreux dans
le quartier.
Les constructions plus banales ont servi pour dénommer des
voies tropéziennes le chemin « DES BASTIDETTES" qui relie Sainte-Anne à la
route des Plages et l’impasse « DU MAZET » ou petit mas situé en
bordure des immeuble Kaufmann et Broad.
Une place « DU MUSEE » apparaît dans la liste
officielle des voies mais pour l’instant n’est pas localisée.
LES EDIFICES DU CULTE.
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| L'église paroissiale vers 1550 La rue de l'église était dans l'axe de l'édifice. |
La rue « DE L’EGLISE » a gardé le nom qu’elle a reçu lors de son achèvement en 1519, il est à noter qu’à cette époque cette rue débouchait dans l’axe de la grande porte de l’église, c’est au XVIIIe siècle que l’axe de la nouvelle église, plus imposante, a été décalé vers la gauche nécessitant la démolition partielle des immeubles bordant la rue Saint Tropez.
La place « DE LA CROIX DE
FER » était tout d’abord la rue qui menait de l’entrée de Saint-Tropez aux
Lices. Cette croix érigée lors du jubilé accordé par la Pape Léon XII au
prédicateur Sigogne prêtre réfractaire réfugié au Canada accordé par le pape
Léon XII équivalent à une indulgence plénière solennelle et générale, en certains
temps et à certaines occasions, aux fidèles pour une année, dite année sainte,
moyennant certaines pratiques de dévotion.
D'autres édifices et symboles religieux catholiques sont signalés par la rue de « LA MISERICORDE », la rue « DU CLOCHER », la rue de « L’ANNONCIADE », Bien évidemment la route « DE SAINTE-ANNE ». Non loin de là l’Impasse « DES LORETTES » relie la rue François Pelletier à la résidence des Capucins, La « Sainte Maison de Lorette » en Italie est un lieu de pèlerinage très connu, lié à la Vierge Marie cette voie longe le terrain où se situait la chapelle Notre-Dame de Lorette.
Le « COUVENT » ce simple nom désigne une impasse
privée située entre la maison de retraite des platanes et l’ancienne cave
coopérative.
Une androne « DE L’ORATOIRE » ruelle dont le nom mentionne une niche en forme de poivrière, grillagée et réalisée en pierre de serpentine située à l’angle de cette ruelle et la rue Sibille.
La rue « DU
TEMPLE », désigne la voie où se situe l'édifice protestant qui à l'origine était la chapelle Saint-Eloi. (voir le plan dans la rubrique "Saints Catholiques".
LES CONSTRUCTIONS DE DEFENSES.
Les édifices militaires sont à l’honneur avec la rue « DU PORTALET » menant à la tour de défense du même nom qui n’a rien à voir avec le port ou petit port mais plutôt un diminutif de « portal » désignant en provençal gallicisé le portail ou petite porte, qui permettait la sortie de l’enceinte vers le nord.
| Plan de 1751 avec le nom de la voie montant à la citadelle. |
La rue « DE LA TOUR VIEILLE » mène à cette tour, comme la rue « JARLIER » mène à la tour du même nom tiré dit-on d’une destination très pragmatique de remise des récoltes stockées dans des jarres, cette affirmation restant à vérifier.
« LES LICES » qui ne désignaient pas ici l’enceinte entourée de palissades où l’on joutait mais par extension le terme militaire qui désignait un espace libre entre deux fortifications, c’est bien le cas à Saint-Tropez quand on examine les levées de terre protégeant la ville.
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| Vue perspective de Blondel de 1647 montrant le bastion et la porte de l'entrée de ville. |
La place « DU REVELIN » qui désigne une construction
flanquant les remparts formant une porte en chicane. Or cette place est souvent mentionnée par une
dénomination baladeuse « PLACE CAVAILLON » sans doute en fonction de
la proximité de la rue du même nom dont le "Trésor du Félibrige" nous donne l'origine plausible du mot provençal CAVAIOUN comme une vigne en échalas, il y avait peut-être à cet endroit une treille ou ramade remarquable. D'autres étymologies sont données comme un grand cheval et une levée de terre entre deux sillons qui sont assez peu probables.
Il fallait bien honorer la région a qui Saint-Tropez et sans
laquelle elle a ne serait pas ce qu’elle
est, cela a été fait avec l’avenue « DE PROVENCE » située proche du
quartier Saint-Roch.
HOMMAGE AUX ELEMENTS : L’AIR – L’EAU.
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| Très jolie huile sur toile signée Maurice La Bany représentant la pompe de l'ancien puits communal |
Vers la ponche la rue de la « FONTANETTE » et sa voisine du « FOND PERDU » dont le nom vient certainement d’une source égarée sur les flancs de la citadelle, et qui aimerait retrouver l’orthographe de « FONT » qui veut dire en provençal petite source ou résurgence.
La rue « DU LAVOIR » a été rebaptisée « JOSEPH QUARANTA » en 1945.
La rue « DE LA FONTAINE » consacrant la très belle et imposante fontaine des Lices implantée dans son axe, est devenue la rue « CLEMENCEAU ». Non loin de là la rue de la GARONNE nommant très souvent un lit de rivière à Saint-Tropez ce nom était réservé à une langue de mer remontant sur le rivage lors du mauvais temps et s’évacuant lentement. Plus récemment un chemin a été baptisé « LA FONTAINE DU PIN ».
Avec la route « DES PLAGES » et le chemin
« DE LA PLAGE » Saint-Tropez ne pouvait pas oublier les plages dont
l’eau est la principale attraction.
Mais l’eau n’est pas toujours courante, elle stagne aussi au
chemin « DE L’ESTAGNET » "Le trésor du Félibrige" traduit le provençal « estagnar » en « croupir », ce
qui a donné en bon français « étang ».
Très récemment on rebaptisa l’ancienne « ROUTE DE
RAMATUELLE » en « ROUTE DES PLAGES ». On n’oubliera pas le
chemin de « BONNE SOURCE » prenant sa source sur le boulevard Des Antiboul.
Cette ville de marins a souhaité rendre hommage à l’élément
météorologique qui leur permettaient de se mouvoir en baptisant une rue
« DES 4 VENTS » qui n’a jamais changé de nom mais a été déclinée en
« impasse » et « traverse ».
Une Allée « DE LA TRAMONTANE » et l’Avenue
« Du PONANT » complètent la série des vents l’impasse du « RUISSEAU » et
l’avenue « De la MAR » complètent celle de l’eau, ce sont voies
baptisée suite à la création des nouveaux quartiers de la Bouillabaisse et des
Salins.
Les éléments influent sur les saisons Saint-Tropez le
rappelle en nommant une allée « BELLES SAISONS » qui est une traverse
de la route des Carles.
LA GASTRONOMIE.
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| L'ancienne usine de câbles sur la route des Salins fondée par Alexandre Grammont en 1892 |
| La Place Aux Herbes en 1900 Edition Briolat |
Plus tard, lors de la création de nouveaux quartiers les végétaux ont été à l'honneur avec les rues, chemins et allées des " JASMINS", "FIGUIERS", "ACACIAS", "AMANDIERS", "ORANGERS" , "CLEMENTINES", "MIMOSAS", "LAURIERS", "LILAS", "PALMIERS", "ROSES", "MARRONNIERS", "OLIVIER et "TAMARIS".
Le pin à la part belle à Saint-Tropez avec le quartier « DU PINET » son chemin, l’allée « DES PINS », l’avenue « DES PINS PARASOLS », l’avenue « DE LA PINEDE ».
La plage « DES GRANIERS » pourrait-être classée dans cette catégorie, ce terme qui désigne le grenier en provençal ce qui est assez improbable dans un tel lieu a un homonyme qui désigne le chiendent en particulier celui qui sert à fabriquer les balais.
Les Armouriers:
Une voie bien connue du contribuable tropézien est le chemin « DES AMOUREUX », ce romantique nom est en fait la conséquence d'une faute de traduction du provençal puisqu'en réalité il se voulait désigner les "armouriers" sortes de mûriers utilisés pour l'élevage des vers à soie.
proche de la plage du même nom provient des cannes sauvages se trouvant à profusion dans le quartier, orthographiée le plus souvent Canebiers ou chemin du Canebier comme indiqué sur une carte de 1745. La toponymie du lieu ayant évoluée elle est signalée en 1634 Port des « Canenies ».La traverse « DES CONQUETTES » peut rejoindre cette catégorie: qui fait certainement allusions aux mollusques appelés conques dont on faisait des
instruments de musiques. Ce nom reste une appellation assez curieuse pour un
quartier entier. La rue « DES CONQUETTES » ayant été remplacée par
l’avenue Paul Roussel.
On note aussi un chemin « DES TOURTERELLES » et que la rue "GRENOUILLERE" plutôt que de nommer un élément de fortification désignerait un rassemblement de batraciens dans le ruisseau des Lices tout proche. Il existe des rues De La Grenouillère à Colmar et à Chartres, mais libellées avec l'article contracté "DE LA" contrairement à celle de Saint-Tropez.
VENERATION DES SAINTS CATHOLIQUES.
La population tropézienne ne s’est évidemment pas exonérée d’honorer les saints protecteurs de leur ville, leur quartier, ou leur corporation. Ces noms sont aussi très anciens et concernent les plus vieux quartiers.
On y trouve, encore aujourd’hui l'impasse « SAINT PAUL » rue « SAINT JEAN » , et sa parallèle rue « DU PETIT SAINT-JEAN » désignant saint Jean Baptiste. Les rues « SAINT PIERRE » « SAINTE ANNE » « RUE SAINTE BARBE » patronne des canonniers avant d’être celle des pompiers.
A tout honneur : la rue « SAINT TROPEZ » était désignée avant 1837 « SICOLLE » et la rue « SAINT ESPRIT » était tout simplement « ALLARD » c’est en effet la rue où se trouve la maison familiale des ALLARD, et la maison de naissance de Jean-François.
La seule rue de « saint » qui ait été débaptisée est la rue « SAINT ROCH » puisque menant à la chapelle du même nom située au croisement de la rue Du Temple et de l’avenue Maréchal Joffre, démolie dans les années 50.Plus à l’écart, le chemin « SAINT
ANTOINE » relie la route de Sainte Anne à la route des Plages, plus haut sur
le nom Pécoulet l’impasse « SAINT JOSEPH » longe la chapelle privée du même nom on trouve dans le même quartier le
chemin « SAINTE MARGUERITE », impasse « NOTRE-DAME » encore
plus loin vers les Salins, le chemin « SAINT JAUME ».
CELEBRATION DES METIERS.
Deux vagues d’identification de voies ont utilisé les noms de métiers et corporations.
| La rue des Argentiers apparaît encore sur un plan du milieu du 19e au revers des remparts, bien que déjà disparue, certainement, à cette époque. |
L’autre datant de 1971 sous l’égide de Marius ASTEZAN alors maire. ce sont les rues La deuxième vague correspond à une forte croissance de l’urbanisation des années 1970 et rendait indispensable de nommer des voies jusque-là très peu fréquentées et qui n’étaient pas identifiées on aura donc les traverses « DU TONNELIER » – « DU MARBRIER » – « DE LA GENDARMERIE » – « DU LANGOUSTIER », la rue « DE LA POSTE » perpendiculaire à la rue « ALLARD » remplace la rue « DE LA GARE » mais le ferroviaire n’est pas oublié parce qu’on trouve la traverse « DU PETIT TRAIN ». L’agriculture est consacrée dans le quartier de la Belle Isnarde et des Salins la montée des « MEUNIERS » en souvenir des anciens moulins, et le chemin « DES VENDANGES. La vie festive et de villégiature tropézienne sera célébrée en empruntant la rue « DU PETIT BAL » rappelle qu’à cet endroit a vécu le célèbre cabaret « Chez Palmyre ».
La route « DES SALINS » menait au site qui tire
son appellation d’une période où la zone humide était aménagée en petit salin.
Malheureusement, le climat de la presqu’île de Saint-Tropez (doux et humide)
couplé au caractère dulçaquicole de la zone, ont eu raison de cette activité et
elle a cessé au début du siècle dernier, il en reste la plage dont l’eau et le
sable ne sont pas plus salés qu’ailleurs.
Le chemin et l’impasse « DES VANADES » se situe entre
le chemin de Capon et la route des Salins, ce nom n’a certainement rien à voir avec
la vannerie mais désigne plutôt des enclos à brebis, le lieu s’y prête
d’ailleurs.
La zone artisanale s’est rappelé certains métiers exercés à Saint-Tropez pour leur donner deux traverses
« DES CHARPENTIERS » et « DES ETAMEURS ».
LES DANSES.
Ces voies sont apparues récemment lors de la réalisation des
immeubles de la dalle des Lices par Kaufman & Broad ensemble architectural dont
les tracé des voies sont d’inspiration médiévale et empruntent le nom de danses
traditionnelles : passage « DU RIGAUDON », traverse « DE LA MATELOTE », traverse
« DE LA VOLTE » , allée « DES CORDELLES », rue « DU
QUADRILLE », Allée « DE MAZURKA ».
LES PERSONALITES LOCALES.
Bien après les noms de famille tropézienne pour désigner les noms des voies où elles habitaient tels MOISSAC, RIBE, THOMAS, GUERIN, les personnalités locales ont patiemment attendus l’année 1885 pour voir assigner le nom du « GENERAL ALLARD » à la rue de La BOURGADE et SUFFREN à la GRAND RUE qui deviendra par la suite « CEPOUN SANMARTIN ».
En 1891 des hommages ont été rendus aux commandants « SIBILLE » et « GUICHARD » ce dernier mort durant la bataille de Trafalgar, nommant respectivement les anciennes rues BLANCHE et DE L’HORLOGE.
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| Demeure de Charles VASSEROT construite en 1851. (ARCHIVES MUNICIPALES) |
Au cours du siècle dernier sont apparu des personnalités fondatrices : la montée « HONORAT COSTE » 1er capitaine de Ville officiel, et la Place « RAPHAEL GAREZZIO » rappelant le fondateur de la ville, qui se nommait auparavant la place DU PUITS.
Dernièrement pour le souvenir d’une lignée d’illustres tropéziens depuis la révolution le « BOULEVARD DES ANTIBOULS » longeant la maison de retraite des platanes et l’école Sainte Anne.
Le quai « Hippolyte BOUCHARD » (1780-1843) désigne un téméraire "Garibaldi" tropézien oublié un temps par les tropéziens jusqu’à ce qu'en 1937 les citoyens argentins leur rappellent qu'il est une gloire nationale dans leur pays et que son nom a été donné au navire amiral de la marine argentine.
| Jean Réveille (1859 - 1931) photo Le Temps retrouvé JD De Germond |
A la demande de tropéziens fervents, un tronçon de rue « DU PORTALET » a été dédiée au « CEPOUN MARIUS ASTEZAN » élu maire en 1971 lui-même au cours de son mandat ayant baptisé de nombreuses voies en particulier celle du « DOCTEUR BOUTIN » reprenant l’ancienne rue « DES LICES » .Le bon docteur Boutin (1837 – 1937) prénommé Jules est un tropézien d’adoption militant communiste ancien conseiller municipal qui eut une part active dans le syndicalisme et la politique locale.
Avant que Saint-Tropez donne le nom de ses voies aux martyrs de la libération, une place a été dédiée à un de ses enfants mort pour ses convictions. Il s’agit de la place « ALPHONSE CELLI » né à Saint-Tropez le 9 octobre 1908, Celli, ajusteur à l'usine de torpille, devint membre du bureau de l’Union locale CGTU de Saint-Tropez le 2 janvier 1933. Il s'engagea le 18 janvier 1937 comme volontaire dans les Brigades internationales en Espagne et mourut au combat, le 11 février suivant, sur le front du Jarama, le jour même de son baptême du feu.
Non loin de là, l’esplanade du musée de l’Annonciade a été nommée place « GEORGES GRAMMONT » fils et héritier d’Alexandre créateur de l’usine des câbles des CANEBIERS il est l'initiateur de ce temple de l'impressionnisme: En 1950, la chapelle Notre Dame de l'Annonciade est mise par la commune à la disposition de Georges Grammont qui l'a fait transformer à ses frais pour y présenter sa collection, il offre sa collection à la ville et le musée est inauguré en 1955.
| Marcel Aubour et son père revenant avec la coupe de France (Photo PHILIPPE LE TELLIER) |
Encore plus récemment, à la création de la zone artisanale
une voie a été baptisée chemin « DE BESTAGNE » du nom d’une famille
tropézienne qui a donné des consuls et de nombreux capitaines de ville de 1573
à 1722.
Etonnamment un seul maire a été honoré en tant que tel par
une Avenue « BERNARD BLUA » située dans la zone artisanale route des
Plages qu’il a initié. Marius Astezan, un autre ancien maire a sa rue depuis peu, mais pour
sa fonction de « Cépoun » de la bravade.
On peut ajouter à cette énumération la mystérieuse et belle
tropézienne dite « LA BELLE ISNARDE » dont Gabrielle Sentis dans son
livre « SAINT-TROPEZ Cité Corsaire » fait témoigner Mesdames Turins
et Prévost qui connaissait son histoire, ou sa légende remontant au 16e
siècle où les noms des filles et épouses à la mode russe étaient féminisés, on
trouvait à cette époque des Augières, Martine, Costesse, dans les registres
paroissiaux, on en déduit que cette Isnarde était la fille d’un Isnard, célébrée
pour sa beauté mais aussi pour l’aventure peu commune qu’elle a vécu, en
plaquant sa famille pour suivre un jeune second capitaine de marine marchande.
Comme souvent dans ce cas, la fugue ne dura pas, et la belle fut débarquée aux
Canaries. Elle en revint, paraît-il avec quelques enfants.
LES PERSONNALITES ET ENTITES NATIONALES PERSONNALITES
POLITIQUES MILITAIRES ET SPORTIVES.
Hormis Suffren, Vauban qui a eu sa « montée »
devenue rue Guy Ringrave ainsi que Charles Duc d’Aumale (1723 – 1798) Directeur
des fortifications de Provence il dirigea les fortifications de la ville et de la citadelle dont on a décerné
un boulevard et une rue depuis 1846 à la place d’une voie dénommée TEISSEIRE. Ne
pas confondre cet aristocrate avec le Duc D’Aumale fils du roi Louis Philippe
et gouverneur de l’Algérie. C’est assez tardivement que les personnalité
politiques ou militaires prirent place dans le panthéon des rues de
Saint-Tropez : La rue « GAMBETTA » remplace la rue du Puits de
la Ville On compte Bien évidemment les
vainqueurs de la guerre de 14, avec l’avenue « MARECHAL FOCH » et à
la place de la rue de le Fontaine de la Ville la rue « CLEMENCEAU » sur
la promesse faite par le maire Joseph Bernard lors de la visite du père la
victoire le 1er et 3 janvier 1920, où il a inauguré l’école Louis
Blanc. La place « DU XVe CORPS » souvent honorée par des places en Provence
suite à la médisance de l’état-major et des journalistes l’ayant accusé de
lâcheté tout simplement parce qu’il était composé de gens du sud. Cette place
du XVe corps a failli devenir la place Charles De Gaulle, par délibération du
25 septembre 1944 restée sans suite. L’avenue « DU 11 NOVEMBRE 1918 »
clôture la période de la Grande Guerre.
| Louis Auguste Blanqui (1805-1881) |
| Amiral Emile Guépratte (1859-1939) |
Deux écrivains sont honorés en donnant leur nom au quai
« FREDERIC MISTRAL » dernier tronçon des quais avant le môle, Mistral
créateur du félibrige poète, a eu de nombreux apôtres qui ont maintenu et
quelquefois fait renaître la culture provençale à Saint-Tropez en particulier
Clamont et Tuby tous deux capitaines de ville, une plaque en son honneur a été
apposée sur le pignon de la maison du Cépoun Sanmartin donnant sur le quai
portant son nom, de façon curieuse Frédéric Mistral a aussi une rue qui relie la
rue « PAUL SIGNAC » et l’avenue « FOCH ». Le second
écrivain est son jeune contemporain poète et dramaturge empreint aussi de
culture provençale qui a dans son célèbre Maurin des Maures décrit une bravade romancée
et quelque peu iconoclaste pour les tropéziens, la rue « JEAN AICARD »
se situe entre la rue Allard et la rue Quaranta.
Bien qu’assez peu nombreux, les artistes n’ont pas été
oubliés, pour baptiser des voies, nous l’avons vu pour Paul SIGNAC, premier
peintre de Saint-Tropez mais aussi par une avenue « CHARLES CAMOIN »
qui relie l’avenue de son confrère Signac au chemin des Graniers. Enfin
l’ancienne place du Mûrier a été débaptisée pour donner son nom à « HENRI
PERSON ».
Les héros nationaux à reconnaissance internationale ont bien
entendu eu leur place avec L’avenue « PIERRE DE COUBERTIN » la
« RUE MERMOZ » et l’avenue « ANTOINE DE SAINT EXUPERY ».
MARTYRS ET HEROS DE LA LIBERATION.
En réponse au débarquement des alliés en Afrique du Nord les allemands envahissent la zone libre et donc la Provence, et Saint-Tropez le 10 septembre 1943 dès lors la résistance s’organise à Saint-Tropez, Le maire René Girard en est un des cadres, mais c’est un toulonnais fusillé au Mont Valérien en 1941 qui donne son nom au quai « GABRIEL PERI », puis un engagé dans les Forces Navales Françaises Libre a qui on donne le nom de la rue « JOSEPH QUARANTA » tué en 1942. Les allemands s’installent à Saint-Tropez le 10 septembre 1943, leur première victime donne son nom à la rue « ETIENNE BERNY » reliant la rue Allard à la place des Lices, abattu par une sentinelle sur le quai de l’Epi alors qu’il rejoignait son bateau sans enfreindre les interdictions touchant le port.
| Casque de la 3e DI retrouvé à la Croix-Valmer (Collection particulière) |
| Jean Despas à droite, rencontre les soldats Américains sur la plage de Pampelonne (NATIONAL ARCHIVES USA) |
Saint-Tropez a non seulement honoré ses enfants martyrs mais les personnalité et évènements liés à la France libre par le square « JEAN MOULIN » l’avenue « GENERAL DE GAULLE » qui devait, selon une délibération du conseil municipal de septembre 1944 donner son nom à la place du XVe CORPS. D’autres hautes personnalités ont été honorée par l’avenue « GENERAL LECLERC » qui est la première voie nommée après la route départementale 98 A elle-même anciennement route de Cannes, qui aboutit au square « DELATTRE DE TASSIGNY » sur la place de la Croix de Fer.
La date importante de la fin de cette guerre est rappelée
par l’avenue « DU 8 MAI 1945 » dans la continuation de l’avenue du
Général De Gaulle. Enfin la rue « DE LA RESISTANCE » consacre
l’action des français et des tropéziens lors de cette période troublée.
LES PASSAGES.
Au début du boom immobilier de Saint-Tropez ont eu lieu des
opérations immobilières en ville ayant pour but d’augmenter les surfaces
commerciales, le « PASSAGE DU PORT » relie le quai Suffren à la place
de la Garonne, à partir de l’entrée du garage automobile du Port, devenu parc
de stationnement de l’hôtel Sube tenu par Monsieur Georges PERRIARD, puis le « GRAND PASSAGE » menant de la rue
Allard à la rue Georges Clémenceau, à partir de celle-ci on peut emprunter la
« TRAVERSE DE LA GARONNE » le dernier passage prend naissance sur
cette place pour conduire par une escalier à la rue Gambetta c’est le « PASSAGE RIVA » nom qui
n’a rien à voir avec les canots de luxe mais avec Monsieur Paul RIVA, un des
premiers agent immobilier de Saint-Tropez qui avait son agence au 1er
étage de l’actuel 27 quai Suffren au-dessus du Café de Paris.
LES ENIGMES.
| Plan d'alignement de 1863 la rue Gambetta s'appelle rue de la "Tête Noire". |
D’autres noms de voies ou de quartier ne dévoilent pas leur origine de façon évidente, il s’agit des quartiers et voies nommés « LA MOUTTE » « LA PIERRE PLANTEE » - « VALFERE » « PIERREDON » « L’AY » « BARON DES CARLES », « LES BANIERS » « SERPENTINE » « LA LAGARDE » « CRISTOL » Enfin une impasse « JEAN BAPTISTE GALLAND » porte le nom d’un parfait inconnu, puisqu’il apparaît peu probable qu’il s’agisse du PDG d’ENEDIS.
Il y a une importante rue « SAINT-TROPEZ » à
Vannes, siège du Conseil Départemental du Morbihan. Cette rue a reçu ce nom après
avoir été rue de la Confiance à la révolution et rue Saint-Gildas-de-Rhuys. L’explication
de cette dénomination reste inconnue, mais le fait qu’il ait existé une auberge
de la TETE NOIRE a proximité peut laisser penser qu’un marin tropézien exilé en
bretagne en est à l’origine. La recherche est lancée.
On ne peut parler des noms de voies sans évoquer la numérotation des maisons qui les bordent. Les révolutionnaires en ont pris l'initiative de façon maladroite, portant plus de confusion que de clarté. En 1805 un décret de l'empereur rend obligatoire la numérotation des rues à Paris avec le système encore actuel de nos jours. Mais c'est qu'au milieu du 19e siècle que cette règle se généralisa sur tout le territoire, en 1858 à Strasbourg par exemple, et peut-être encore plus tard à Saint-Tropez. Succession de numéros sur un immeuble de la rue Allard.
Preuve que le "mieux" et quelque fois l'ennemi du "bien.
LES CHANGEMENTS DE NOMS AU XIXe et au XXe.
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AVANT 1837 |
APRES 1837 |
2016 |
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MOISSAC |
PALISSADE MARRON puis PALISSADE SAINT RAPHAEL |
QUAI GABRIEL PERI |
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PALISSADE NEUVE |
PALISSADE SUFFREN |
QUAI JEAN JAURES |
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RAPHAEL |
RUE DE L’ORMEAU |
RUE DE L’ORMEAU |
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OLIVIER ET MARQUET |
RUE DU MARCHE |
RUE DU MARCHE |
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BROQUIER ET SILVAIN |
RUE DES QUATRE COINS |
RUE DES COMMERCANTS |
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ALLARD (maison de famille) |
RUE SAINT ESPRIT |
RUE SAINT ESPRIT |
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DU MILIEU |
RUE DU PUITS |
RUE DU PUITS |
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GUICHARD |
RUE DU FOUR |
RUE DU FOUR |
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DERRIERE L’EGLISE |
RUE SAINT JEAN |
RUE SAINT JEAN |
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CERTIER |
RUE PETIT ST JEAN |
RUE DU PETIT ST JEAN |
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PAUL GUERIN |
RUE SAINT PAUL |
IMPASSE ST PAUL |
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HERMIEU THOMAS |
RUE SAINT PIERRE |
RUE SAINT PIERRE |
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MILLOT |
RUE TOUR VIEILLE |
RUE TOUR VIEILLE |
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HERMIEU THOMAS |
SOUS LA GLAYE |
RUE SOUS LA GLAYE |
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GUERIN MAIRE |
RUE DE LA PONCHE |
RUE DE LA PONCHE |
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MIRODON FILS |
RUE DES PECHEURS |
RUE DES PECHEURS |
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MAISON FOUQUE |
FONTANETTE |
RUE DE LA FONTANETTE |
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THOMAS OLIVIER ET ABEILLE |
RUE DE LA RAMPE |
RUE DE LA RAMPE |
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MAISON BONNET |
RUE SALAISON |
RUE DE LA SALAISON |
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PASCHALIS ET
BOUE VERNI |
RUE CAVAILLON |
RUE CAVAILLON |
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LAUDON |
RUE BLANCHE |
RUE SIBILLE |
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TOLON LE RICHE |
RUE DE L’EGLISE |
RUE DE L’EGLISE |
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SICOLLE |
RUE SAINT TROPEZ |
RUE SAINT TROPEZ |
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BOUIS PHARMACIEN |
RUE DU CLOCHER |
RUE DU CLOCHER |
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DERRIERE BOUIS |
RUE SAINTE BARBE |
RUE STE BARBE |
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PORTAIL NEUF |
PORTAIL NEUF |
RUE DU PORTAIL NEUF |
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COUPIN |
RUE SAINTE ANNE |
RUE SAINTE ANNE |
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DEVANT VIACARA ET CEVELIER |
PLACE DU MURIER |
PLACE HENRI PERSON |
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TEISSEIRE PIERRE |
RUE D’AUMALE |
RUE D’AUMALE |
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MINITOU ET TEISSEIRE |
BOULEVARD D’AUMALE |
BD D’AUMALE |
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RAT SERRURIER |
RUE DU REMPART |
RUE DES REMPARTS |
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SEITON puis
MOISSAC |
RUE DE LA FONTAINE |
RUE CLEMENCEAU |
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OLIVIER TISSERANDS |
RUE DES TISSERANDS |
RUE DES TISSERANDS |
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PASCHAT DE SURLE |
RUE DE LA TREILLE |
RUE DE LA TREILLE |
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CARMAGIOL |
RUE QUATRE VENTS |
RUE DES 4 VENTS |
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A COTE DE M DESIRE RIMBAUD |
RUE BERGERE |
RUE BERGERE |
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COULET JUSQU’A GUICHARD |
RUE BOUCHONNIERS |
RUE DES BOUCHONNIERS |
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DE LA MISERICORDE |
RUE DE LA MISERICORDE |
RUE DE LA MISERICORDE |
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PARODI ET GUERIN MAIRE |
RUE DES JARDINS |
RUE ETIENNE BERNY |
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BLAIN ET DAVID |
RUE DES CHARRONS |
RUE DES CHARRONS |
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TRAVERSES DE MONSIEUR L’ABBE BROQUIER |
RUE GRENOUILLERE |
RUE GRENOUILLERE |









